

Notre famille, lyonnaise, a pour évènement fondateur la venue à Lyon de Jean-Antoine Gignoux, protestant orignaire de Suisse, juste après la Révolution Française. Par ailleurs une tradition familiale voudrait que nos ancêtres aient été originaires de Nîmes et que, huguenots, ils aient émigré en Suisse à la Révocation de l'Edit de Nantes (1685).
Il y a bien trace de Gignoux protestants en provenance de France et réfugiés en Suisse : nous possédons un tableau généalogique de la descendance d'un Jean de Gignoux (1520), originaire de la région de Nîmes, et dont un descendant, Isaac, se serait réfugié en Suisse à la Révocation de l'Edit de Nantes. Mais la famille Gignoux dont nous descendons est fixée à Nyon depuis environ 1590 et est originaire de Borex, paroisse de Crassier, canton de Vaud, où on la retrouve jusque vers 1530. Elle était donc déjà en Suisse plus d'un siècle avant l'arrivée des Gignoux réfugiés huguenots en provenance de Nîmes.
En fait, les familles Gignoux semblent toutes originaires de 5 foyers, sans que l'on ait trouvé pour l'instant le lien qui pourrait exister entre eux :
le foyer le plus récent se trouve au dix-septième siècle aux alentours d'Agen;
une famille Gignoux est présente dans la seigneurerie de Cruzeilles, en Savoie, en 1543;
les Gignoux de Provence et de Marseille (souvent orthographié Ginhoux, Ginoux) remontent jusque vers 1450-1500;
les Gignoux de Suisse (anciennement orthographiés Gigniouz, Gygnyouz), localisés à Borex remontent jusque vers 1450 également;
les Gignoux de Nîmes (souvent orthographié De Gignoux) semblent être les plus anciens.
Jusqu'à preuve du contraire, les familles Gignoux originaire de Borex et originaire de Nîmes ne sont pas parentes.
On trouve mention de notre dernier ancêtre Gignoux connu, Bernard, dans la taille de 1550, qui recense les chefs de famille avec le montant de leur fortune et la taxe qu'ils ont à débourser. A cette époque, il n'y a pas de Gignoux à Givrins, à Eysins ou Crassier. C'est à Borex que la famille Gignoux est citée, avec deux feux :
Martin demeurant dans la maison de Jenon GYGNYOUZ, avec une fortune de 132 florins et payant par conséquent 1 florin 4 sols 10 deniers, outre 6 sols de focage.
Bernard GYGNYOUZ, avec une fortune de 533 florins et une dette de 55 florins, payant donc 4 florins 9 sols 4 deniers.
Les ancêtres de Bernard semblent bien être originaires de Borex, puisque l'on y trouve trace d'une famille Gignoux bien avant son époque :
Reconnaissance passée le 18 juin 1471 par André GIGNIOUZ en faveur du seigneur de Crassier.
Abergement d'une demi-pose de vigne passée le 18 juin 1461 par noble Jean de Bruel, cause-ayant d'Etienne de Crassier, à André GIGNIOUZ, habitant de Borex.
Reconnaissance passée le 7 janvier 1444 par Perrod Mâchefer, comme mari de Perronnette, fille de Jeannet Gygnyouz, pour des biens parvenus de ce dernier à Jeannette, fille de feu Aymonet Monod, de Borex, grand-père maternel de Perronnette, en faveur du prieuré de Ripaille.
La première mention du nom Gignoux dans la région semble être rattachée à Jean POUPA, mort avant 1438, originaire de Crassier, qui est parfois nommé GIGNOUX dans certains actes.
Par ailleurs, nous avons retrouvé dans les Archives de Nyon la trace de l'Abbé Jean-François Gignoux, né à Chêne-Thones (Suisse) le 25 novembre 1820, fils de François Gignoux et de Françoise Ducimetière, qui fut Curé de Nyon, de 1855 à 1883, et qui était un ami de notre famille. Son portrait est à la Cure de Nyon. Il mourut à Châtillon, près Bellegarde (Ain), le 15 septembre 1894, chez son neveu, le Docteur Juillard.